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Mise à jour : 9 mars 2017

Une start-up montpelliéraine à l’assaut de la réalité virtuelle

samedi 02/01/2016 - mis à jour le dimanche 03/01/2016

Crédit photo : Aurélien Bellanger

Vous en avez entendu parler, mais vous ne savez peut-être pas de quoi il s’agit. Les casques de réalité virtuelle sont ces drôles de lunettes géantes qui vous plongent dans un autre monde. Alors que ce nouveau média a d’ores et déjà trouvé des utilités thérapeutiques et pédagogiques, c’est dans le jeu vidéo que se lance « Mains Digitales », une start-up montpelliéraine.

« Nous sommes les seuls à Montpellier ». Anthony Rosmade est l’un des trois entrepreneurs à l’origine du projet. Fondé en février 2015, le studio s’est positionné sur un marché innovant dont les répercussions sont encore balbutiantes : le « VR gaming », ou « jeu vidéo en réalité virtuelle ».

Les consoles de jeux vidéo de salon laisseront place à ces nouveaux joujoux dans les décennies à venir. 2016 est l’année qui attire l’œil des spécialistes et premiers aficionados : Oculus Rift, Sony et HTC ont promis la sortie grand public des casques lors du premier semestre de l’année.

Le jeu vidéo, « un secteur mass market rentable »

La course contre la montre est engagée. Certes, la téléphonie mobile voit apparaître ses premières applications en lien avec la réalité virtuelle, mais les poids lourds du jeu vidéo sont aussi dans les starting-block.

Pour une jeune entreprise qui rêve d’asseoir son leadership dans cette ruée vers l’or, rien de mieux que le jeu pour faire ses armes : «  c’est un des médias les plus difficiles, donc en gérant tous les problèmes qui y sont liés, nous serons vraiment capable d’appréhender ce nouveau monde  » lance Anthony.

Un média difficile, mais très rentable. Selon « l’Essentiel du Jeu Vidéo », enquête publiée par le SELL (Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs), ce marché du divertissement ne craint pas la crise (+8% de croissance prévue sur l’année 2015). Avec une conjoncture économique favorable, les start-up comme "Mains Digitales" ont toutes les raisons de poursuivre la partie.

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Sylvain Sahy et Anthony Rosmade, deux des "Mains Digitales" dans leurs bureaux

L’indépendance comme nerf de la guerre

Dans le cadre de la French Tech, les yeux des technophiles se sont tournés vers Montpellier. Depuis novembre 2014, la ville veut mettre en avant son amas de start-up et autres entreprises avant-gardistes. En dehors de ce label, il existe un nombre important d’acteurs locaux indépendants, et spécialisés dans divers domaines.

«  Ce n’est pas la French Tech qui nous motive à être à Montpellier  » souligne Anthony. Alors que la ville est dotée d’un label, de structures et incubateurs innovants (BIC, Cap Omega..), le financement n’est pas simplifié pour autant : « Aucun n’est spécialisé dans le jeu vidéo, et ils sont obligés de faire des choix dans l’innovation ». Selon le gérant de la start-up, l’argent afflue plus facilement vers les entreprises spécialisées dans les applications mobiles. Même la présence d’Ubisoft à quelques encablures ne change pas la donne : « Ce sont les petits indépendants qui sont le vrai starter du jeu vidéo à Montpellier ».

Une association pour les unir

Selon le « Baromètre annuel du jeu vidéo en France 2015 » du SNJV (Syndicat National du Jeu Vidéo) et de l’IDATE, la nouvelle grande région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées est seconde en France en nombre d’entreprises du jeu vidéo.

« Push start ». Il ne s’agit pas d’un bouton pour allumer son véhicule, mais de l’association lancée en février 2015 par près de 30 entreprises du secteur vidéo ludique. Dans ses prérogatives on retrouve le partage de compétences, l’aide au financement, la promotion et valorisation du jeu vidéo dans le Sud. Anthony Rosmade rajoute «  ils essayent vraiment de donner un élan et une cohésion ».

Avec un secteur qui se porte bien et une structure associative pour les soutenir, l’horizon des indépendants du jeu vidéo comme "Mains Digitales" semble s’éclaircir : « De toute façon le seul moyen d’insuffler quelque chose lorsque l’on est pas connu, c’est d’être indépendant. Ce n’est qu’après plusieurs jeux vidéos réalisés que l’on peut contacter un éditeur. » De quoi assurer à ses entreprises un bel avenir en dehors du virtuel.

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