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Mise à jour : 9 mars 2017

Rugby : Le XV de France face à l’Everest All-Blacks

jeudi 07/11/2013 - mis à jour le jeudi 07/11/2013

Ce samedi 9 novembre, l’équipe de France de rugby sera opposée à la Nouvelle-Zélande, meilleure équipe du monde. Les Français retrouvent une équipe qu’ils connaissent bien et contre qui ils ne gagnent pas souvent. Retour sur une rencontre de prestige qui est devenu un classique de l’Ovalie.

Six mois après une tournée de trois matchs contre la Nouvelle-Zélande qui s’est soldée par trois défaites, le XV de France a des envies de revanche. Depuis juin 2009 et une victoire à Dunedin en terre kiwi (27-22), les Coqs ont enchainé sept défaites contre ces All-Blacks, dont une très douloureuse en finale de la Coupe du Monde en 2011 (8-7). Dernier du tournoi des 6 Nations (défaites contre l’Italie, l’Angleterre et le Pays de Galles, match nul contre l’Irlande), les hommes de Philippe Saint André ne respirent pas la confiance. Toujours à la recherche d’un match référence depuis la magnifique victoire contre l’Australie à l’automne 2012, Les Français veulent faire taire les critiques en faisant un match plein et pourquoi pas faire un hold up au Stade de France.

La Nouvelle-Zélande, meilleure équipe de l’histoire ?

Les Néo-Z débarquent en Europe avec un maximum de confiance. Ils sont invaincus depuis quasiment un an et leur dernière défaite remonte à novembre 2012 contre l’Angleterre à Twickenham. Les joueurs à la fougère ont l’occasion de rentrer dans l’histoire en terminant l’année civile 2013 sans avoir perdu le moindre match. Auteur d’un Four Nations où ils ont écrasé la concurrence, les Blacks visent une douzième victoire de rang à Saint-Denis. Si ces derniers remportent leurs autres tests matchs contre l’Angleterre et l’Irlande, ils deviendraient la meilleure sélection néo-zélandaise de tous les temps. Ils dépasseraient en effet celle de 1997 qui avaient terminé l’année sur 11 victoires et un nul.

La presse de Nouvelle-Zélande ne se fait pas d’illusion sur la victoire des All-Blacks à Paris. Avec 42 victoires contre les Bleus pour 12 défaites, les coéquipiers de Richie McCaw ne devraient pas avoir de problèmes à se défaire de Français catastrophiques en 2013 et en manque de stabilité. Selon eux, jouer à Paris serait plus facile qu’en province. Les journalistes néo-zélandais se souviennent des défaites All-Blacks à Nantes en 1986 et à Toulouse en 1995. La France ne s’est jamais imposée contre les Kiwis au Stade de France (meilleur résultat, un match nul 20-20 en 2002). La dernière victoire des Bleus à domicile remonte au 18 novembre 2000 au Stade Vélodrome de Marseille (42-33) et en 13 ans, la France n’a gagné que deux fois.

Deux nations que tout oppose

Malgré cela, avec leur agaçant fair-play, les joueurs de Steve Hansen avouent craindre la France, rappelant éternellement les deux défaites des coupes du monde 1999 et 2007. Des victoires qui font la fierté de rugby français mais qui occulte un réel déséquilibre entre les deux nations. Au pays du long nuage blanc, les joueurs sont obligés d’être salariés de la fédération néozélandaise pour être sélectionnable avec les Blacks. Ceux-ci évoluent dans les franchises kiwis (Auckland Blues, Canterbury Crusaders, Otago Highlanders et Wellington Hurricanes) qui participent au Super 15, le championnat de l’hémisphère sud. Cette compétition (du mois de février au mois d’aout) qu’ils partagent avec les Australiens et les Sud-Africains, est organisée pour permettre aux trois nations en question d’avoir une réelle préparation en vue des échéances internationales. Les All-Blacks après la tournée d’automne auront deux mois de repos avant de recommencer une nouvelle saison, après avoir évolué presque trois mois ensemble.

En France, c’est différent. Les Bleus évoluent dans le Top 14 et sont salariés des clubs qui les emploient. Soumis à un système de montée et de décente (contrairement au Super 15), le championnat de France est extrêmement contraignant pour les équipes qui rechignent à laisser leurs joueurs trop longtemps à disposition de l’équipe de France. La FFR ne dédommageant pas (ou très peu) les clubs quand un de leur joueur est appelé pour défendre les couleurs tricolores, il y a chaque année un bras de fer entre les dirigeants du Top 14 et les instances de l’Ovalie française. A ce problème structurel il faut ajouter l’arrivée massive de joueurs étrangers, attirés par le très bon niveau du championnat de France et par un salaire revu à la hausse. Du coup, la formation française tourne au ralenti et le XV de France se retrouve sans joueurs de niveau international à certains poste clés (demi d’ouverture, pilier gauche ou encore premier centre). Si la France fait aujourd’hui partie des 10 meilleures nations mondiales, l’absence d’harmonie entre le championnat et l’équipe nationale commence à se faire ressentir. Les Bleus ont une semaine pour préparer un test match quand dans un même temps, leurs adversaires évoluent ensemble depuis le milieu du mois d’aout. Sans parler de la tournée d’été dans l’hémisphère sud quelques jours seulement après la finale du Top 14, la France et la Nouvelle-Zélande ne sont pas logés à la même enseigne, en tout point.

Les 23 Bleus qui affronteront les All Blacks

PSA n’a pas retenu les novices dans sa liste des 23, il a fait place nette à l’expérience. Le staff des Bleus n’a pas retenu Sofiane Guitoune (USAP), Bernard Le Roux (Racing-Métro), Alexandre Flanquart (Stade Français), Jonathan Pélissié (MHR), Yannick Nyanga (Toulouse), Maxime Mermoz et Mathieu Bastareaud (Toulon). Ces joueurs devraient cependant avoir leurs chances contre les Tonga et l’Afrique du Sud.

Avants (13) : Vincent Debaty (Clermont), Yannick Forestier (Castres), Benjamin Kayser (Clermont), Dimitri Szarzewski (Racing-Métro), Nicolas Mas (Montpellier), Rabah Slimani (Stade Français), Yoann Maestri (Toulouse), Pascal Papé (Stade Français), Sébastien Vahaamahina (Perpignan), Thierry Dusautoir (Toulouse, capitaine), Wenceslas Lauret (Racing-Métro), Damien Chouly (Clermont), Antonie Claassen (Castres)

Arrières (10) : Jean-Marc Doussain (Toulouse), Morgan Parra (Clermont), Camille Lopez (Perpignan), Remi Talès (Castres), Gaël Fickou (Toulouse), Wesley Fofana (Clermont), Florian Fritz (Toulouse), Maxime Médard (Toulouse), Brice Dulin (Castres), Yoann Huget (Toulouse)

Composition XV de France :

Dulin - Huget, Fritz, Fofana, Médard - Tales, Parra - Chouly, Lauret, Dusautoir (cap) - Maestri, Papé - Mas, Kayser, Forestier.

Remplaçants : Szarzewski, Debaty, Slimani, Vahaamahina, Claassen, Doussain, Lopez, Fickou

Composition XV de Nouvelle-Zélande :

Dagg - Jane, B. Smith, Nonu, Piutau - Carter, Smith - McCaw (cap), Read, Messam - Whitelock, Retallick - O. Franks, Mealamu, Woodcock

Remplaçants : Coles, Crockett, Faumuina, Luatua, Cane, Kerr-Barlow, Cruden, Crotty

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