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Mise à jour : 9 mars 2017

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À Montpellier, primaire et reconquête en ligne de mire pour le PS

jeudi 24/11/2016 - mis à jour le jeudi 24/11/2016

Après la droite, le parti socialiste s’apprête à organiser ses deuxièmes primaires ouvertes en janvier prochain. À Montpellier, tout l’enjeu pour les socialistes sera de reconquérir un électorat de gauche parti chez le maire dissident, Philippe Saurel.

La logistique plutôt que la politique. À Montpellier, ville perdue par le PS aux dernières municipales, les socialistes sont ravis de se concentrer sur l’organisation de leur future primaire depuis septembre. Intarissables sur les questions d’organisation pour en assurer le bon déroulement, ils se montrent pour l’heure plus discrets sur ce qui les obsède depuis leur déroute municipale de 2014 : la reconquête de la mairie passée aux mains du dissident divers gauche Philippe Saurel.

La première étape d’une remobilisation ?

A priori la primaire pourrait être la première étape d’une remobilisation d’un électorat socialiste local qui se détourne de son parti. Mais pour le premier fédéral de l’Hérault, Hussein Bourgi, cette question cruciale vient trop tôt : « les primaires ne sont pas une précampagne des futures municipales ». Pour autant, il s’attend à ce que les électeurs qui n’ont pas voté PS aux municipales renouent avec le parti à l’occasion de la primaire. Dès lors, comment conserver dans le giron socialiste classique ce peuple de gauche qui lui a tourné le dos aux municipales ? Là encore, trop tôt pour y répondre mais cette primaire est au minimum l’occasion de reprendre contact avec ces brebis roses égarées.

Couvrir tout le territoire

La priorité est déjà de réussir l’organisation matérielle de cette primaire et, surtout, d’en faire un succès populaire. Forts de l’expérience de la primaire de 2011, les socialistes héraultais souhaitent avant tout inciter les électeurs de gauche à se sentir concernés et à participer au scrutin. Au niveau national, un objectif a été fixé : 8000 bureaux de vote sur tout le territoire avec plus de 80 bureaux dans chaque département. Pourtant Hussein Bourgi opte pour une autre stratégie : « Ici on ne raisonne pas de manière arithmétique mais pratique, le but est de couvrir tout le territoire ». Tous les secrétaires de section sont donc contactés pour qu’ils signalent tous les lieux où un bureau de vote peut être ouvert. À ce jour, il y aurait au minimum 150 bureaux de vote potentiels dans le département, un nombre qui va encore gonfler d’ici la fin de l’année. Mais pour le PS la campagne ne démarrera véritablement qu’en janvier « lorsque tous les candidats se seront déclarés » assure Hussein Bourgi. Le premier fédéral de l’Hérault est « légitimiste », et donc partisan de François Hollande. La primaire de la gauche bénéficiera alors d’un site national dédié, et le parti se lancera au plan local dans de grosses opérations de tractage et d’achats d’encarts dans la presse locale.

« Ça donne du souffle »

En termes de participation, ils étaient plus de 50 000 dans l’Hérault à voter au premier et second tour de la primaire de la gauche en 2011. Cette fois-ci aucun objectif n’a été fixé même si, comme le présume Michaël Delafosse, conseiller municipal à Montpellier : « ce sera sans doute moins ». À l’entendre, « la volonté de changement était telle que les gens se sont mobilisés. Mais aujourd’hui le contexte est très particulier et différent... ». Pour ce proche de Benoit Hamon, l’heure est au travail militant et au débat d’idées. Avec le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS), ils ont élaboré huit thématiques de campagne qui seront soumises aux candidats mi-janvier. « On est face à énormément de violence et de populisme, on a envie que les candidats prennent position sur des thématiques ambitieuses » confie Lorenzo Salvador, membre du bureau national des MJS lui aussi actif dans la campagne de Benoit Hamon.

Cette période d’entre-deux est l’occasion pour tous les militants de tenter d’occuper l’espace au profit de leur champion respectif. Avec en l’occurrence une priorité pour les amis de Benoit Hamon : faire entendre des idées nouvelles et parfois différentes de celles du gouvernement. « Ça fait du bien car on peut de nouveau mettre en avant les idées avec lesquelles on est en phase, ça donne du souffle » se réjouit Lorenzo Salvador. Un souffle pour retrouver de l’air à Montpellier comme partout en France, et peut-être aussi changer d’ère.

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